Le couronnement de la souche de cheminée est la dalle qui ferme le haut de la maçonnerie et renvoie l'eau de pluie vers l'extérieur. Quand il se fissure, l'eau descend dans la souche et la question devient simple : reprendre la maçonnerie, ou remplacer la sortie de toit.

Souche de cheminée préfabriquée en finition brique, avec chapeau et embase d'étanchéité

Le rôle essentiel du couronnement de la souche de cheminée

Il remplit trois fonctions, et elles tiennent toutes à l'eau : évacuer la pluie qui tombe sur l'arase, fermer le haut de la maçonnerie, et maintenir ce qui dépasse.

  • Évacuation de l'eau : la surface est inclinée et déborde de la maçonnerie, pour que la pluie tombe au vide plutôt que sur les briques.
  • Protection contre les intempéries : le couronnement ferme l'épaisseur de la souche, là où l'eau, la neige et le gel entreraient sinon.
  • Maintien des mitrons et des conduits : il scelle la base de ce qui émerge et l'empêche de bouger sous le vent.

Identifier exactement ce que vous devez remplacer

Quatre signes se voient depuis le sol ou depuis une échelle, et c'est un couvreur qui les confirme de près.

  • Une fissure ou un éclat dans la dalle, souvent au droit d'un mitron.
  • Un mitron ou un boisseau qui bouge à la main.
  • Des traînées sombres, des mousses ou des efflorescences blanches sur la souche.
  • Une auréole au plafond ou une odeur d'humidité dans la pièce située sous la cheminée.

Ces signes disent que l'eau passe, pas encore ce qu'il faut remplacer. Ce qui se remplace se décide en regardant deux choses au même moment : l'état du couronnement de cheminée, et l'état du conduit qui le traverse.

Vérifier le conduit existant avant de choisir

L'accès au toit coûte la même chose pour une reprise seule ou pour une reprise accompagnée d'un tubage, donc les deux se décident ensemble.

Si le conduit est fissuré, encrassé ou n'a jamais été tubé, c'est le moment de le traiter : une fois le couronnement refait, y revenir suppose de redémonter le haut. Les conduits flexibles de la gamme tubage de cheminée sont garantis 10 ans sur la résistance à la corrosion.

Les principaux matériaux utilisés et le choix selon l'environnement

Un couronnement de cheminée en béton armé se coule sur place, un couronnement de cheminée en brique ou en pierre se monte en éléments, et l'inox arrive fini d'usine.

MatériauCe qu'il apporteOù on le rencontre
Béton armé Une dalle coulée sur mesure au-dessus de la maçonnerie en place Reprise d'une souche maçonnée que l'on garde
Brique, pierre ou pierre reconstituée Un aspect traditionnel, posé en éléments Maisons anciennes, quand l'aspect d'origine doit être conservé
Inox Une résistance à la corrosion, aux variations de température et aux intempéries dans la durée Sorties de toit métalliques livrées entièrement finies

L'environnement tranche avant l'aspect. Bord de mer, altitude, pignon exposé au vent et à la pluie : plus l'exposition est forte, plus l'étanchéité du haut compte, et c'est là que se pose le choix entre une reprise à réaliser sur le toit et une sortie de toit livrée finie, avec son embase d'étanchéité fabriquée selon la pente et le matériau de couverture.

Souche de cheminée en finition peinture, livrée finie avec son embase

Réparer le couronnement ou remplacer la sortie de toit

La réponse tient à ce qui reste de la maçonnerie sous le couronnement de souche, pas au couronnement lui-même.

  • Maçonnerie saine : une reprise localisée par un couvreur ou un maçon répond au problème.
  • Maçonnerie qui se délite sur plusieurs rangs : refaire le seul couronnement revient à poser du neuf sur un support qui bouge.
  • Souche à reconstruire : une souche de cheminée métallique préfabriquée remplace l'ensemble, corps, chapeau et embase comprise.

Les finitions changent l'aspect et rien d'autre : brique pour cheminée, crépi, ou souche cheminée en finition peinture, lisse et sans relief.

Découvrir la sortie de toit cheminée

Les règles d'or pour une bonne réalisation

Quatre points séparent une reprise qui tient d'une reprise à refaire, et aucun n'est décoratif.

  1. L'étanchéité à la couverture : l'embase est fabriquée selon la pente du toit et le matériau de couverture, tuiles, ardoises ou zinc.
  2. La tenue dans le temps : l'inox résiste à la corrosion, aux variations de température et aux intempéries dans la durée.
  3. La compatibilité avec le conduit : la souche se raccorde aux gammes de conduits isolés jusqu'au diamètre 250 mm.
  4. L'écart au feu : la distance entre le conduit isolé et tout matériau combustible est précisée sur la fiche technique du produit, jamais déduite d'une règle générale.

Mesurer avant de commander : les dimensions et la compatibilité avec le conduit

Cinq mesures suffisent à commander sans aller-retour, et elles se prennent toutes avant de démonter quoi que ce soit.

  1. Le diamètre intérieur du conduit existant.
  2. La pente du toit, en degrés.
  3. Le matériau de couverture : tuiles, ardoises ou zinc.
  4. La hauteur voulue au-dessus de la couverture.
  5. Le format, carré 400 x 400 ou rectangulaire 400 x 500.

Ces cinq valeurs décident du modèle et de l'embase, et la compatibilité avec le conduit se vérifie sur le diamètre avant tout le reste. Le service de conception gratuit du site contrôle la hauteur et le raccordement avant la commande, au 06 95 28 51 46.

Le mode de fixation

La sortie de toit métallique se pose à sec, directement sur la charpente, sans travaux de maçonnerie ni renfort : l'embase est posée sur l'ouverture découpée dans la couverture, qui est ensuite refermée autour d'elle.

Le conduit isolé intérieur se raccorde à la souche par un emboîtement clipsable, et l'élément de conduit isolé est monté en usine dans la sortie de toit. Le chapeau se fixe en dernier, sur le corps de souche.

Vérifier les règles de débouché en toiture

Le niveau du débouché ne se règle pas au couronnement mais au-dessus du toit. Le texte français qui le fixe est l'arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée desservant des logements.

Son article 18, reproduit ici en entier :

Les orifices extérieurs des conduits à tirages naturels, individuels ou collectifs doivent être situés à 0,40 mètre au moins au-dessus de toute partie de construction distante de moins de 8 mètres sauf si, du fait de la faible dimension de cette partie de construction, il n'y a pas de risque que l'orifice extérieur du conduit se trouve dans une zone de surpression. Par exception à cette règle, dans le cas d'une toiture à pente supérieure à 15 degrés, s'il n'existe aucune partie de construction dépassant le faîtage et distante de moins de 8 mètres et si l'orifice du conduit est surmonté d'un dispositif antirefouleur, cet orifice peut être placé au niveau du faîtage.

En outre, dans le cas de toitures-terrasses ou de toits à pente inférieure à 15 degrés, ces orifices doivent être situés à 1,20 mètres au moins au-dessus du point de sortie sur la toiture et à 1 mètre au moins au-dessus de l'acrotère lorsque celui-ci a plus de 0,20 mètre.

L'article 1er du même arrêté en donne la portée : les prescriptions des articles 7 à 18 visent les conduits à tirage naturel. Pour les autres spécificités techniques et réglementaires d'une souche en toiture, avec les documents de référence, le résumé du site est sur sa page réglementation.

Pour un conduit isolé, cette hauteur au-dessus du toit décide aussi du nombre d'éléments droits à commander : notre page conduit de cheminée double paroi 150 mm le détaille.

Points à vérifier côté assurance et entretien

Deux documents comptent après des travaux en toiture : la facture détaillée de l'entreprise, et l'attestation remise par le professionnel qui intervient sur le conduit.

  • Conservez l'attestation : c'est la pièce que l'assureur demande généralement après un sinistre. Ce qu'il prend en charge relève des conditions générales de votre contrat, et non d'un texte de loi.
  • Faites contrôler le chapeau et les jonctions au passage du ramoneur.
  • Faites inspecter les fixations et les jonctions de finition tous les deux ou trois ans.
  • L'embase ne demande pas d'entretien tant qu'aucun choc ne l'a déformée, une chute de tuile par exemple.

Combien coûte une souche de cheminée préfabriquée

Une souche préfabriquée complète coûte entre 1 053 et 1 897 euros selon la finition et le format, chapeau et embase compris : les trois modèles sont sur la page souche de cheminée préfabriquée.

La finition peinture ouvre la gamme, le crépi et les briquettes sont au-dessus. Ce sont des prix de vente directe, sans magasin ni showroom. Le coût d'une reprise maçonnée, lui, dépend de l'accès au toit et de l'entreprise : demandez un devis détaillé plutôt qu'un ordre de grandeur.

Besoin de plus d'informations ?

Les autres guides du site sont réunis sur la page info, et la présentation de la maison sur conduit de cheminée informations.

Pour faire vérifier une hauteur, une pente ou un diamètre avant de commander, passez par la page contact ou appelez le 06 95 28 51 46.

Voir le tubage cheminée