Vue d'ensemble : un tubage type, du poêle à la souche
Une installation complète de tubage pour poêle à bois suit toujours le même schéma de principe, du bas vers le haut :
- Sortie du poêle : une buse en métal qui correspond au diamètre indiqué par le fabricant (généralement 150 ou 180 mm pour un poêle à bois récent).
- Conduit simple paroi inox : raccordé à la buse, il monte verticalement dans la pièce où se trouve l'appareil.
- Plaque de protection au passage de plafond : maintient l'écart au feu de 8 cm avec les matériaux combustibles.
- Conduit double paroi isolé : prend le relais dès le passage de plafond, et continue jusqu'à la souche au-dessus du toit.
- Souche de cheminée : la partie extérieure visible, avec son chapeau, dépassant le faîtage de 40 cm minimum.
Schéma 1 : raccordement intérieur en simple paroi
Dans la pièce où se trouve le poêle, vous utilisez du conduit simple paroi inox. Il se raccorde directement à la buse de l'appareil, monte verticalement (avec éventuellement un coude court à 90° si nécessaire pour rejoindre le conduit principal), et s'arrête au niveau de la plaque de protection du plafond.
Le simple paroi a deux avantages : il dégage un peu de chaleur dans la pièce (utile en complément du poêle) et il a une finition esthétique propre à la pièce de vie. Vous pouvez le commander en finition inox brossé, en peinture noire ou anthracite, ou en acier 2 mm pour un rendu plus haut de gamme.
Schéma 2 : passage de plafond en double paroi
Le passage de plafond est l'endroit où la transition entre simple paroi et double paroi a lieu. Trois éléments sont nécessaires :
- Une plaque de finition de plafond qui ferme le trou et donne un rendu propre côté pièce de vie
- Un fourreau ou tube de protection qui maintient l'écart au feu de 8 cm autour du conduit dans l'épaisseur du plancher
- Le premier élément double paroi qui démarre dans le passage et continue dans les combles ou l'étage supérieur
La règle DTU 24.1 impose qu'à 20 cm avant le passage, vous devez déjà être en double paroi si la structure traversée est combustible (bois, isolation laineuse, plaque de plâtre sur ossature bois). Pour une dalle béton non combustible, la transition peut se faire dans le passage même.
Schéma 3 : sortie de toit et souche
Au-dessus du toit, le conduit double paroi continue jusqu'à se terminer par une souche de cheminée avec chapeau. Quatre éléments à prévoir :
- Solin ou embase d'étanchéité : adapté à votre type de couverture (tuiles mécaniques, tuiles plates, ardoises, zinc) et à la pente du toit
- Élément de souche : la partie visible au-dessus du toit, dans la finition choisie (lisse, crépie, briquettes)
- Chapeau pare-pluie : empêche pluie, neige et nids d'oiseaux de descendre dans le conduit
- Hauteur conforme : au moins 40 cm au-dessus du faîtage et de tout obstacle dans un rayon de 8 m
Schéma 4 : alternative par la façade extérieure
Quand vous ne pouvez pas faire passer le conduit par l'intérieur de la maison (étages habités, configuration impossible), une alternative est de sortir directement par la façade et de remonter le long du mur extérieur jusqu'au-dessus du toit. Cette solution est entièrement en conduit double paroi.
Le tracé type :
- Simple paroi du poêle jusqu'au passage de mur (50 cm environ)
- Té à 90° de transition vers la façade, en double paroi
- Té de récupération avec tampon de ramonage pour évacuer la suie en bas
- Conduit double paroi remontant le long de la façade, fixé par des supports muraux tous les 1 à 1,5 m
- Coude au-dessus du toit pour passer le bord de la corniche
- Souche conforme dépassant le faîtage
Cette solution est plus visible esthétiquement, mais souvent la plus simple à installer en rénovation.
Cas particulier : tubage flexible dans cheminée existante
Quand vous rénovez une cheminée existante (souvent maçonnée, parfois avec des coudes ou dévoiements), le schéma change : vous descendez un tubage flexible inox depuis le toit dans le conduit existant, jusqu'à ressortir au niveau du raccordement du poêle.
Le tracé :
- Démontage du chapeau de cheminée existant en haut
- Inspection et débistrage du conduit (suppression du goudron accumulé)
- Descente du tubage flexible depuis le toit, attaché à une corde guide
- Raccordement en bas à un té avec tampon de ramonage
- Connexion au conduit simple paroi qui descend jusqu'au poêle
- Plaque d'étanchéité et chapeau neuf au-dessus du toit
Cette méthode évite de gros travaux de maçonnerie et conserve l'aspect extérieur de la cheminée existante.
Erreurs courantes à éviter
- Réduire le diamètre : interdit par le DTU 24.1, étouffe le tirage. Toujours respecter le diamètre fabricant du poêle.
- Trop de coudes : chaque coude réduit le tirage. Limitez à 2 coudes maximum, et privilégiez des coudes à 45° plutôt qu'à 90°.
- Passage de plafond mal isolé : ne pas oublier le fourreau de protection. L'écart au feu doit être maintenu sur toute l'épaisseur du plancher.
- Souche trop basse : sous le faîtage ou trop proche d'un obstacle, vous aurez des refoulements. La règle DTU 24.1 (40 cm + 8 m) doit être respectée.
- Mélanger les marques : les conduits double paroi sont propriétaires (Tecnovis, Poujoulat, etc). Restez sur une seule marque pour garantir la compatibilité et la garantie.
Questions fréquentes sur le schéma de tubage
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Faut-il du simple paroi ou du double paroi à l'intérieur ?
Du simple paroi dans la pièce où se trouve le poêle. Dès que le conduit traverse un mur, un plancher ou passe en combles non chauffés, vous devez basculer en double paroi isolé. La transition se fait au passage de plafond, avec une plaque de finition côté pièce de vie.
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À quelle hauteur faut-il faire la transition simple paroi vers double paroi ?
Au passage de plafond, donc juste avant que le conduit traverse le plancher de l'étage ou des combles. Si la structure traversée est combustible (bois, plaque de plâtre sur ossature bois), commencez le double paroi 20 cm avant le passage. Si la dalle est en béton, la transition peut se faire dans le passage.
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Combien de coudes peut-on faire dans un tubage ?
La norme DTU 24.1 limite à deux coudes maximum sur l'ensemble du tubage. Privilégiez des coudes à 45° plutôt qu'à 90°, car ils réduisent moins le tirage et limitent l'accumulation de bistre dans les angles.
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Faut-il un té de récupération en bas du tubage ?
Oui, presque toujours. Le té permet de récupérer la suie qui descend lors du ramonage et facilite le nettoyage annuel. Il s'installe juste au-dessus du raccordement du poêle ou au pied du conduit extérieur si vous passez par la façade.
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Quelle est la hauteur minimum du conduit ?
La norme DTU 24.1 et la plupart des fabricants imposent une hauteur minimum de 4 mètres entre la sortie du poêle et le sommet de la souche. C'est nécessaire pour assurer un tirage suffisant. Au-delà de 6 mètres, le tirage s'améliore. Au-delà de 8 mètres, prévoyez un té avec tampon en bas pour faciliter le ramonage.
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Faut-il un haubanage pour les conduits qui dépassent du toit ?
Cela dépend du dépassement et du modèle de conduit. Au-delà de 1,50 m de dépassement libre au-dessus du toit, prévoyez un système de fixation (collier de toit, haubanage avec câbles inox) pour stabiliser la souche contre le vent. Nos conduits double paroi à emmanchement long peuvent dépasser jusqu'à 3 m sans haubanage.
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Quel solin choisir selon ma toiture ?
Le choix du solin (embase d'étanchéité) dépend de votre couverture et de la pente du toit. Pour les tuiles mécaniques ou les ardoises, on utilise un solin EPDM adaptable de 0 à 45°. Pour les tuiles plates, un solin plomb sur mesure est préférable. Pour les toitures en zinc ou bac acier, un solin spécifique métal est nécessaire.
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Peut-on installer un tubage soi-même ?
Oui, à condition de respecter le DTU 24.1 et les instructions du fabricant. La majorité de nos clients installent leur tubage eux-mêmes, en s'aidant de nos guides et de nos kits prêts à l'emploi. Si l'installation passe par votre assureur, vérifiez les conditions de votre contrat. Le ramonage annuel reste obligatoire.
